Un mécanisme de rachat inédit dans les Layer-2
Le plan, prévu pour démarrer en février, fonctionnera pendant 12 mois en phase pilote. Optimism allouera la moitié des revenus de ses séquenceurs pour acheter des tokens OP en OTC (hors marché), afin de limiter la volatilité et les effets de slippage. En se basant sur les revenus historiques (5 868 ETH), l’enveloppe annuelle prévue serait d’environ 8 millions de dollars, soit 2 700 ETH.
Les revenus proviennent du Superchain, un ensemble de chaînes partenaires comme Base (Coinbase), Unichain (Uniswap) ou encore Soneium (Sony). Ce choix souligne une stratégie multichaîne offensive, visant à capter une partie des flux de chaque écosystème et à les réinjecter dans la demande du token natif OP.

Un modèle économique plus robuste mais encore perfectible
Les tokens rachetés seront stockés dans le trésor du collectif Optimism, sans décision immédiate sur leur sort. Brûlure, redistribution, staking ou subventions écosystémiques restent des options à débattre. Des garde-fous ont aussi été intégrés : si les revenus mensuels chutent sous 200 000 $ ou si aucun OTC ne respecte les conditions, les rachats sont suspendus et reportés.
Cette décision répond aux critiques formulées à l’encontre des tokens de Layer-2, souvent perçus comme inutiles ou purement gouvernance. En ancrant OP dans une logique de flux financiers réels, le projet espère réduire la spéculation vide et stabiliser la valeur du token sur le long terme.
Malgré ce changement, le cours reste sous pression, oscillant autour de 0,30 $, loin des sommets historiques. Mais pour les partisans du protocole, ce nouveau modèle économique pourrait marquer un tournant durable dans la valorisation des infrastructures Web3.

