Pourquoi certaines adresses Bitcoin sont plus à risque
Willy Woo met en garde contre les adresses au format bc1p (Taproot), dont la clé publique est visible directement, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux attaques quantiques. À l’inverse, les formats SegWit bc1q ou les anciennes adresses commençant par “1” ou “3” sont considérées comme plus sûres, car la clé publique y est masquée par un hash.
Le transfert de BTC à partir d’une adresse expose temporairement la clé publique, créant une fenêtre d’attaque potentielle. Pour limiter les risques, Woo recommande de créer un nouveau portefeuille bc1q et d’y déplacer ses fonds sans jamais le réutiliser pour envoyer des bitcoins.

Un basculement vers un Bitcoin quantique-résistant d’ici 2030 ?
La transition vers un protocole quantum-safe pourrait prendre jusqu’à sept ans, selon Woo. Dès que ce nouveau standard sera adopté, les utilisateurs devront migrer rapidement leurs fonds vers les nouvelles adresses sécurisées, idéalement lors de périodes de faible congestion réseau.
Woo souligne également que les BTC présents dans les ETF, les trésoreries d’entreprise ou les cold wallets d’exchange devront eux aussi suivre une procédure de migration coordonnée, avec des portefeuilles capables de réallouer automatiquement les fonds lors de transactions.
Une inquiétude majeure reste posée : les 1 million de BTC de Satoshi Nakamoto, encore stockés dans un ancien format (P2PK), sont hautement exposés. Sans intervention réseau (via soft fork), ces fonds historiques pourraient être entièrement volés dès l’émergence du “quantum day”, estimé après 2030.
Ce scénario n’est pas de la science-fiction. La protection proactive des clés publiques devient une nécessité urgente, sous peine de voir des milliards de dollars en Bitcoin disparaître dans un avenir technologiquement inévitable.

