Un retour sous surveillance après une faillite massive
WazirX, autrefois considéré comme le plus grand exchange crypto d’Inde, avait été contraint à la fermeture en 2024 après une attaque massive ayant vidé ses réserves. La société mère Zettai Pte. Ltd. a alors piloté un plan de restructuration supervisé par les tribunaux, avec comme objectif principal : restaurer la confiance des utilisateurs.
Le retour s’effectue de façon progressive, avec une réintroduction des paires BTC/USDT, ETH/USDT et USDT/INR, puis un élargissement progressif à l’ensemble du catalogue. En parallèle, WazirX annonce le lancement de Recovery Tokens, une initiative visant à compenser partiellement les pertes des utilisateurs historiques.
La plateforme a aussi revu son système de sécurité en s’associant avec BitGo, reconnu pour son infrastructure de garde institutionnelle. Ce partenariat vise à rassurer les utilisateurs encore traumatisés par la faille précédente, en garantissant une protection renforcée des fonds.

Une opération reconquête sous pression réglementaire
Au-delà du discours marketing, cette relance soulève plusieurs interrogations. La stratégie du zéro frais pourrait certes attirer les premiers volumes, mais elle pourrait également être perçue comme une tentative désespérée de regagner du terrain dans un marché ultra-concurrentiel.
L’accompagnement juridique de la relance par les autorités de Singapour pourrait donner un exemple à suivre pour d’autres plateformes en crise. WazirX souhaite se positionner comme un cas d’école de redressement contrôlé, à l’instar de ce qu’avait tenté Mt. Gox à l’époque, sans succès total.
Toutefois, la fiabilité perçue par les investisseurs dépendra de la stabilité de la plateforme dans les semaines à venir, de la clarté sur les compensations promises, et de la capacité de WazirX à générer des volumes réels, au-delà de l’effet d’annonce.
WazirX espère entamer un nouveau chapitre, mais la route vers la récupération de la confiance du marché reste semée d’incertitudes. Les utilisateurs, eux, n’ont pas oublié.

