Les liquidités injectées par les banques centrales changent la donne
Selon Arthur Hayes, le scénario d’un crash de 70 à 80 % du Bitcoin comme lors des cycles précédents n’est plus d’actualité. Il estime que le modèle du halving, central dans les cycles passés, est désormais dépassé à cause des changements profonds dans la politique monétaire mondiale. Les banques centrales, confrontées à un ralentissement économique global, assouplissent leur politique et augmentent la liquidité en circulation. Cela pourrait alimenter durablement la hausse des actifs à risque, dont le Bitcoin.
Hayes insiste sur le rôle croissant des institutions financières dans le marché crypto, un facteur qui, selon lui, renforce la stabilité du BTC. Il explique que le flux entrant de capitaux institutionnels est aujourd’hui plus déterminant que la mécanique interne du Bitcoin lui-même. Cette thèse est reprise dans les cercles macro-économiques qui voient le BTC comme une protection contre l’inflation, alignée sur des dynamiques globales, et non plus limité à un cycle propre au secteur.
Cette vision contribue à rassurer les investisseurs, en particulier après les secousses récentes liées aux marchés dérivés. Le discours de Hayes pourrait influer sur le sentiment de marché, en remettant en cause la peur d’un effondrement brutal du prix.

Une nouvelle lecture du marché crypto prend forme
Les propos d’Arthur Hayes s’inscrivent dans une tendance plus large qui consiste à repenser les modèles d’analyse du Bitcoin. Au lieu de suivre strictement les phases traditionnelles de bull et bear market fondées sur les halvings, de plus en plus d’analystes se tournent vers les indicateurs macroéconomiques, comme les taux d’intérêt, la masse monétaire ou l’endettement global.
Dans ce contexte, les banques centrales deviennent des acteurs indirects du marché crypto. En injectant de la liquidité, elles rendent les actifs alternatifs plus attractifs. Pour Hayes, cela pourrait prolonger la phase haussière actuelle, ou du moins éviter un effondrement aussi sévère que par le passé.
Cette théorie ne fait pas l’unanimité, mais elle alimente un nouveau récit autour de Bitcoin, centré sur sa capacité à s’intégrer aux dynamismes financiers globaux. Si ce paradigme se confirme, le marché crypto pourrait entrer dans une période moins cyclique et plus corrélée aux mouvements économiques globaux, modifiant profondément les stratégies d’investissement à long terme.

