Une architecture modulaire conçue pour l’adoption de masse
L’Open Money Stack repose sur trois couches : MOVE, MASS et MMT. MOVE gère les transactions de manière quasi-instantanée, MASS sert de couche de données pour l’identité, la conformité et le scoring, tandis que MMT permet aux institutions de créer et gérer leurs propres stablecoins interopérables. Cette approche vise à fournir un cadre cohérent à tous les acteurs, du stablecoin émetteur aux réseaux de paiement transfrontaliers.
Polygon souhaite ainsi transformer son réseau en une infrastructure de paiement mondiale, en s’appuyant sur la scalabilité de sa technologie zkEVM et sa compatibilité avec les normes bancaires. L’accent est mis sur la programmabilité et la transparence, avec un modèle pensé pour intégrer des acteurs réglementés sans sacrifier la décentralisation.
Cette stratégie positionne Polygon face à des géants comme Visa ou Swift, en misant sur une infrastructure open source, adaptable aux différents environnements réglementaires mondiaux. L’objectif affiché : faire des stablecoins une alternative viable aux paiements traditionnels transfrontaliers, encore coûteux et lents.

Une réponse directe aux besoins des institutions
L’écosystème stablecoin a franchi les 33 000 milliards de dollars de volume en 2025, illustrant une adoption massive. Avec l’Open Money Stack, Polygon cherche à capter cette dynamique, tout en répondant aux exigences institutionnelles en matière de compliance, traçabilité et intégration système. Cette approche vise à rassurer les régulateurs et à encourager les partenariats bancaires et fintechs.
L’infrastructure est conçue pour fonctionner avec des stablecoins émis sur Polygon ou ailleurs, grâce à un système de compatibilité cross-chain. Les développeurs peuvent ainsi bâtir des solutions de paiement robustes, sans repartir de zéro. Pour Polygon, il s’agit de passer d’un rôle de plateforme DeFi à celui de réseau financier universel, capable d’alimenter le Web3 mais aussi la finance classique.
Avec cette initiative, Polygon entend donner un cadre à la monétisation directe de la blockchain, au-delà des échanges spéculatifs, et s’imposer comme une colonne vertébrale technique de la finance programmable à l’échelle mondiale.

