Une réglementation plus stricte mais contournable
La Monetary Authority of Singapore (MAS) avait donné jusqu’au 30 juin 2025 aux entreprises crypto non titulaires de licence pour cesser leurs opérations sur le territoire. Certaines entreprises comme Bybit et Bitget ont déjà commencé à relocaliser leur personnel hors de Singapour.
Binance, en revanche, n’envisage pas de départ. La majorité de ses employés singapouriens n’exercent pas d’activités commerciales directes, ce qui évite l’obligation de licence imposée par la MAS. Voici les principales fonctions concernées :
- Conformité réglementaire
- Ressources humaines
- Analyse de données
- Développement technologique
Ces fonctions étant considérées comme des activités de back-office, elles ne sont pas soumises aux exigences du Financial Services and Markets Act 2022, selon les précisions données par la MAS.

Une présence stratégique mais discrète
Binance n’a pas confirmé l’existence d’un bureau officiel à Singapour, entretenant le flou sur sa localisation physique. Le PDG Richard Teng, ancien directeur de la MAS, insiste sur une organisation “remote-first” avec plus de 50 sites répartis dans le monde, mais aucun siège central identifié.
Le maintien des équipes à Singapour s’inscrit dans une logique d’optimisation des ressources tout en minimisant les risques réglementaires. Une stratégie qui permet à Binance de continuer à exploiter les compétences locales, sans contrevenir formellement aux règles en vigueur.
Pendant que certains acteurs quittent le marché singapourien, Binance adopte une position d’évitement légal, misant sur une présence discrète, mais active pour rester dans le jeu sans être hors-la-loi.

