Paiements crypto et diversification des revenus
GameStop souhaite réduire sa dépendance à la vente de matériel de jeu, secteur jugé peu rentable. L’entreprise cible désormais le marché des objets de collection, où les marges sont plus confortables et où la clientèle est souvent sensible aux nouvelles technologies comme les cryptos. Selon Cohen, l’idée est de tester la demande réelle pour ce type de paiement sur les cartes à collectionner.
Plusieurs éléments soutiennent cette transition :
- Exploration active du paiement crypto dans le segment des cartes à collectionner
- Aucune crypto sélectionnée pour l’instant, mais ouverture à différentes options (Bitcoin, Ethereum, stablecoins)
- Objectif : moderniser l’expérience client et s’aligner avec les tendances du paiement numérique
L’adoption du paiement en cryptomonnaie serait donc un levier pour attirer une clientèle technophile et générer de nouvelles sources de revenus dans un cadre maîtrisé.

Une stratégie alignée avec les actifs numériques
Cette initiative arrive peu après une autre décision forte : GameStop a acquis 4 710 bitcoins en mai, pour une valeur dépassant les 500 millions de dollars au moment de l’achat. Le conseil d’administration a validé une politique permettant d’investir dans le Bitcoin et les stablecoins, confirmant un virage vers une gestion d’actifs tournée vers le numérique.
La société dispose actuellement de plus de 9 milliards de dollars en trésorerie et titres négociables, ce qui lui permet d’envisager de nouvelles expérimentations, comme celle des paiements en crypto. Pourtant, la réaction des marchés a été contrastée : après une hausse de 30 % du cours de l’action avant l’achat de Bitcoin, le titre a chuté de 22 % suite à l’augmentation de l’émission d’obligations convertibles à 2,7 milliards de dollars.
Ryan Cohen insiste sur la prudence de la démarche : l’entreprise n’imite pas les stratégies de MicroStrategy mais agit selon ses propres critères de rentabilité et de risque. L’usage des cryptomonnaies dans les paiements sera évalué au cas par cas, selon la demande réelle, avant une possible généralisation à d’autres segments de vente.

