Une initiative réglementée pour l’autonomie numérique européenne
Qivalis, basé à Amsterdam, a déposé une demande de licence e-money auprès de la Banque centrale néerlandaise. L’objectif est de garantir une conformité totale avec le règlement MiCAR, qui encadrera les actifs numériques au sein de l’Union européenne.
Le stablecoin servira à accélérer les paiements transfrontaliers, fluidifier les règlements crypto et renforcer la souveraineté monétaire dans le contexte numérique.
Selon Jan-Oliver Sell, PDG de Qivalis, ce projet marque un tournant majeur pour le commerce digital européen, en mettant en avant un outil de paiement stable et natif à l’euro. Il s’agit d’un enjeu d’indépendance monétaire, à l’heure où les stablecoins dominants sont presque exclusivement indexés sur le dollar américain.

Un concurrent sérieux aux stablecoins en dollars
La création d’un stablecoin euro pourrait redistribuer les cartes du marché mondial, en introduisant une alternative réglementée et souveraine aux stablecoins USD comme USDT ou USDC. L’Europe y voit une opportunité stratégique pour préserver sa souveraineté économique tout en assurant la protection des données financières des citoyens.
Le secteur anticipe une hausse de la concurrence, avec une adoption progressive selon le succès du licensing et de la confiance construite auprès des utilisateurs. L’effet potentiel sur la liquidité crypto européenne et la réduction des coûts de transaction transfrontaliers pourrait s’avérer décisif.
Pour l’instant, aucune réaction immédiate du marché, mais le projet est perçu comme un jalon important dans l’infrastructure financière numérique de l’UE.

