Un modèle centralisé qui divise l’écosystème
Contrairement aux stablecoins privés comme USDT ou USDC, cette initiative mise sur l’approbation des régulateurs et le respect strict des règles bancaires. L’équipe dirigeante, composée d’anciens cadres du secteur financier traditionnel, renforce cette orientation : Jan-Oliver Sell au poste de CEO, Floris Lugt comme CFO, et Howard Davies à la tête du conseil de supervision.
Si les institutions présentent ce stablecoin comme une réponse à la domination du dollar dans la finance numérique, de nombreux acteurs estiment qu’il étouffe l’innovation décentralisée, freinée par des contraintes réglementaires lourdes.

Une utilité réelle freinée par la bureaucratie
Le stablecoin promet des paiements programmables, du règlement instantané et une meilleure gestion des chaînes logistiques, mais son adoption dépendra fortement des mécanismes de conformité imposés. Loin des logiques open-source du Web3, il s’intègre dans une vision fermée, où les États et les banques dictent l’évolution de la monnaie numérique.
L’Union européenne, via la Banque centrale européenne et le système de régulation systémique, continue d’avancer sur un modèle de contrôle renforcé, en parallèle du projet d’euro numérique. Ces initiatives pourraient marginaliser les solutions véritablement décentralisées, remettant en question la direction prise pour la digitalisation de la monnaie en Europe.

