Un mode opératoire raffiné sous couvert de légalité
Les adresses officielles associées à ces entreprises étaient falsifiées :
- L’adresse de Blocknovas, en Caroline du Sud, s’est avérée être un terrain vague
- Celle de Softglide, dans l’État de New York, est occupée par un bureau de comptabilité local
- Les personnes de contact référencées sont intraçables
Selon Kasey Best, directeur du renseignement chez Silent Push, il s’agit d’un exemple rare où des cybercriminels nord-coréens ont réussi à établir des entités légales sur le sol américain.

Des offres d’emploi piégées pour infiltrer la crypto
Les sociétés écrans visaient des développeurs crypto via de fausses offres d’emploi et des entretiens truqués. Ces échanges étaient conçus pour déployer au moins trois types de malwares capables de :
- Infecter les portefeuilles crypto
- Voler des mots de passe et des identifiants
- Permettre des attaques secondaires contre des entreprises légitimes
Le groupe à l’origine de ces manœuvres serait une sous-unité du Bureau général de reconnaissance de Corée du Nord, déjà impliqué dans de nombreux piratages majeurs, dont celui de,Bybit, pour,1,5 milliard de dollars.
Les secrétariats d’État de New York et du Nouveau-Mexique n’ont pas confirmé de liens directs avec la Corée du Nord, invoquant un manque de moyens de vérification.
Le 24 avril, le FBI a finalement saisi le site web de Blocknovas, soulignant son utilisation par des cyberacteurs nord-coréens pour diffuser des malwares via des offres d’emploi truquées.
Ce nouveau stratagème illustre l’évolution du groupe Lazarus vers des techniques plus complexes et institutionnalisées, rendant leur traque d’autant plus difficile.

