Plus de certification = plus de pub
Les nouvelles règles sont simples et brutales : toute entreprise crypto qui souhaite diffuser de la publicité sur Google doit être enregistrée comme CASP (Crypto Asset Service Provider) auprès d’un régulateur européen.
Et ce n’est pas tout : même avec le statut, il faut encore passer par un processus de vérification spécifique chez Google. Sans ça, c’est blackout complet. Pour les wallets, les plateformes de trading ou les nouveaux jetons ? C’est la porte fermée.
Un verrou numérique pour “protéger l’utilisateur”
Google justifie sa décision : “protéger les utilisateurs tout en soutenant l’innovation responsable”. Traduction : éviter les arnaques visibles… sans se mouiller juridiquement. Les infractions aux nouvelles règles entraîneront d’abord un avertissement, puis une suspension du compte pub.
Mais derrière ce discours sécuritaire se cache une réalité brutale : les petits acteurs n’auront plus la moindre chance d’émerger via le paid marketing, un levier pourtant essentiel pour se faire connaître.

MiCA frappe fort, Google frappe plus fort
Le règlement MiCA, entré en vigueur cette année dans l’UE, impose licences, transparence et protection des investisseurs. Google, en se conformant, devient le bras numérique de cette réglementation. Et comme toujours, ceux qui ne peuvent pas suivre sont écrasés.
Les géants comme Binance, Coinbase ou Ledger, eux, peuvent se conformer. Mais pour les projets émergents sans structure légale en Europe ? C’est le silence forcé.
Et après l’UE ? Vers une censure mondiale ?
Google applique déjà des restrictions en États-Unis, Royaume-Uni et Singapour. Ce tour de vis européen pourrait bien devenir la norme mondiale. Les plateformes sociales pourraient suivre. Et les projets crypto, même légitimes, devront naviguer entre régulations et algorithmes pour survivre.
À partir du 23 avril, ce ne sont plus les meilleurs projets qui seront visibles. Ce seront les plus conformes.

