Des prestataires stratégiques pour l’euro numérique
Le 2 octobre, la BCE a confirmé la signature d’accords-cadres avec plusieurs entreprises afin de développer différents services liés à l’euro numérique. Ces partenariats couvrent cinq volets : gestion de la fraude et du risque, développement d’applications et de kits logiciels, services hors ligne, vérification des identités (alias lookup) et échanges sécurisés de données de paiement.
Les partenaires sélectionnés incluent Feedzai, spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée à la détection des fraudes, Capgemini Deutschland, EquensWorldline (acteur majeur du traitement des paiements en zone euro), ainsi que Sapient GmbH & Tremend Software Consulting et Senacor. Pour la partie hors ligne, un second prestataire doit encore être annoncé.

Un projet encore en phase préparatoire
L’idée d’un euro numérique est sur la table depuis 2021, mais la BCE a rappelé que la décision d’émission ne sera prise qu’après l’adoption officielle du Digital Euro Regulation. À ce stade, il ne s’agit donc que de préparatifs techniques. Le Conseil des gouverneurs de la BCE décidera plus tard des étapes concrètes de développement.
Néanmoins, certains signaux laissent entrevoir une volonté d’accélérer. Le Financial Times a rapporté que l’institution explorait un déploiement possible via Ethereum et Solana, tandis que la montée en puissance des stablecoins pousse l’Europe à avancer rapidement. À l’inverse, aux États-Unis, plusieurs responsables politiques, dont Donald Trump, se sont prononcés contre l’idée d’un CBDC (monnaie numérique de banque centrale).


