Un modèle inédit entre finance traditionnelle et blockchain
Basée à Paris, Lise a été autorisée à opérer comme MTF (plateforme de négociation multilatérale) et CSD (dépositaire central de titres), le tout sur une infrastructure blockchain unique. Ce modèle supprime les intermédiaires habituels, réduisant les coûts et temps de règlement à quelques minutes. La licence, octroyée par l’ACPR dans le cadre du régime pilote DLT de l’UE, marque la volonté claire des institutions européennes de moderniser les marchés de capitaux.
Lise cible en priorité les PME et entreprises à moyenne capitalisation (moins de 500 millions d’euros), souvent exclues des IPOs classiques. Plus de 50 % des sociétés listées devraient valoir moins de 200 millions, avec un objectif clair de démocratiser l’accès à la levée de fonds.

Une vitrine pour la tokenisation réglementée en Europe
Soutenue par des acteurs majeurs comme BNP Paribas, CACEIS et Bpifrance, Lise prévoit de lancer ses premières IPOs tokenisées en 2026, dans des secteurs stratégiques comme l’énergie, les infrastructures ou la défense. Cette initiative place la France dans une course technologique face à des juridictions déjà en avance comme la Suisse ou Singapour.
Lise devient un terrain d’expérimentation réglementaire pour intégrer la technologie blockchain dans la finance traditionnelle sans compromettre la protection des investisseurs. Pour les régulateurs, c’est un test grandeur nature du potentiel de la tokenisation dans les marchés boursiers.
Pour les investisseurs, cette évolution ouvre la voie à une nouvelle ère de titres numériques où actions, obligations et actifs réels pourraient circuler aussi facilement que des tokens crypto, tout en étant pleinement régulés.

