Une énergie plus abondante pour une industrie en tension
Les analystes de Bitfinex estiment que l’arrivée de crude vénézuélien à bas coût pourrait soulager les coûts énergétiques élevés qui pèsent actuellement sur le secteur du minage. Cette perspective arrive à un moment délicat pour l’industrie, confrontée à une hausse de la difficulté du réseau, une baisse du cours du BTC et une pression constante sur les marges.
Une énergie bon marché pourrait stimuler l’expansion mondiale du minage, en particulier dans les pays capables de signer des contrats à long terme sur l’électricité. Toutefois, cette transformation ne se fera pas en quelques mois. Le redressement de la production vénézuélienne, tombée de 3,5 millions à 1 million de barils par jour, nécessiterait plus de 100 milliards d’investissements et une décennie de stabilité politique.

Faut-il revoir le débat sur l’impact écologique du Bitcoin ?
Daniel Batten, chercheur ESG, conteste les accusations faites contre l’empreinte carbone du Bitcoin. Selon lui, les critiques dominantes reposent sur des idées fausses non appuyées par des données vérifiables. Il cite des études évaluées par des pairs, dont celle de l’Université de Cambridge, démontrant que la consommation d’énergie du réseau ne dépend pas du volume de transactions.
Batten affirme aussi que les mineurs de Bitcoin peuvent contribuer à stabiliser les réseaux électriques et monétiser les surplus d’énergie renouvelable. Il remet en cause les comparaisons entre la consommation de Bitcoin et celle de pays entiers, soulignant que la source de l’énergie utilisée importe bien plus que le volume.
En contestant également la supériorité écologique du proof-of-stake face au proof-of-work, Batten rappelle que Bitcoin a déjà franchi le seuil des 50 % d’énergie durable, une étape majeure dans la transition énergétique de l’industrie crypto.

