Ces fonds ont été envoyés à une nouvelle adresse blockchain débutant par « 0x134 », et ce mouvement a été enregistré seulement quinze minutes avant la publication du rapport d’Arkham.
Bien que la Fondation LFG ait effectué des transferts significatifs, elle conserve en sa possession des actifs estimés à environ 21,6 millions de dollars, y compris 313 bitcoins.
Ces transactions ont généré un certain émoi et de nombreuses conjectures auprès des acteurs du marché des cryptomonnaies, qui s’interrogent sur les intentions à long terme de la fondation ainsi que sur les motivations sous-jacentes à ces mouvements de capitaux considérables.
Transition vers la garde directe et annonces officielles
Les récents transferts d’actifs de LFG n’étaient pas totalement inattendus. Le 29 mai, la Fondation Luna a officiellement annoncé ce transfert, citant un mouvement stratégique vers un plan de « garde directe ».
Dans un message publié sur la plateforme de médias sociaux X, LFG a expliqué que cette transition visait à renforcer la sécurité de ses fonds. L’organisation a précisé que les actifs détenus dans les portefeuilles multi-signatures de LFG seraient transférés vers une solution de garde directe plus sûre dans les jours à venir.
Certains portefeuilles, dont Avalanche (adresse 0x4…cE5) et Binance Smart Chain (adresse 0x3…102), doivent migrer vers la nouvelle adresse 0x1…e27. LFG a assuré au public que tous les fonds resteraient traçables sur leur tableau de bord des réserves, maintenant ainsi la transparence et la traçabilité.
En outre, il est intéressant de mentionner que des rapports ont montré que Terraform Labs et Do Kwon, les figures derrière LFG, avaient accepté de manière préliminaire de régler une affaire de fraude avec la SEC. Cependant, il reste à déterminer si cette évolution juridique a un lien direct avec les récentes transactions d’actifs.

Règlements juridiques et défis permanents pour Terraform Labs
Terraform Labs et son fondateur, Do Kwon, traversent une période de changements significatifs sur le plan juridique. En effet, ils ont récemment conclu un accord avec la SEC, ce qui constitue une avancée dans la résolution de leurs ennuis judiciaires.
La SEC avait proposé d’imposer à M. Kwon et à Terraform Labs des sanctions financières sévères et envisageait même de leur interdire de manière permanente toute activité liée au marché des valeurs mobilières.
Les termes précis de cet accord restent confidentiels jusqu’aux annonces officielles prévues pour juin, mais il est probable qu’ils incluent des compensations financières importantes.
Cette décision reflète ainsi la gravité des accusations portées initialement contre eux. Toutefois, les problèmes juridiques de M. Kwon sont loin d’être terminés. En effet, il fait toujours l’objet d’allégations de délits financiers de la part du ministère américain de la justice et des autorités sud-coréennes.
Ces affaires en cours montrent la complexité des problèmes juridiques qui entourent Kwon et Terraform Labs. À la suite de l’annonce du règlement, le cours de LUNA a bondi de +20 %, ce qui indique une réaction positive des investisseurs et un retour potentiel de la confiance dans la stabilité de l’actif.
Cette augmentation du prix suggère que les investisseurs sont optimistes quant à l’avenir, malgré les obstacles juridiques qui subsistent.

